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Investir dans la location courte durée en 2026 : les nouvelles règles fiscales à connaître

Fiscalité location courte durée 2026 : abattements LMNP, nouvelles règles, impact pour les propriétaires des départements 93, 95 et 60. Ce qu'il faut savoir avant de louer.

La fiscalité des meublés touristiques a connu un tournant notable ces derniers mois. Si vous louez un appartement sur une plateforme courte durée — ou si vous envisagez de vous lancer — voici ce que les évolutions législatives de 2026 changent concrètement pour vous.

Ce qui a changé pour les meublés touristiques

Depuis la loi de finances 2024, confirmée et précisée pour 2026, les abattements fiscaux applicables aux locations meublées touristiques ont été revus à la baisse. Voici les grands principes à retenir.

Le régime micro-BIC : de nouveaux plafonds

Jusqu’à récemment, les meublés de tourisme non classés bénéficiaient d’un abattement forfaitaire de 50 % sur les revenus bruts (régime micro-BIC), et les meublés classés pouvaient atteindre 71 %. Ces taux ont été alignés et encadrés :

  • Meublés non classés : l’abattement est ramené à 30 %, avec un plafond de revenus annuels abaissé.
  • Meublés classés (étoiles officielles) : un abattement de 51 % reste accessible, mais uniquement hors zones tendues et sous conditions de revenus.
  • Zones tendues (dont une grande partie du 93 et du 95) : les règles s’appliquent de manière plus restrictive, et certaines communes peuvent imposer des quotas de nuitées autorisées par an.

Concrètement, un propriétaire à Aubervilliers ou à Sarcelles qui percevait 15 000 € de revenus locatifs annuels et déclarait au micro-BIC avec 71 % d’abattement ne paiera plus sur la même base. L’impact sur l’impôt net peut représenter plusieurs centaines d’euros supplémentaires par an.

Le statut LMNP : toujours valable, mais à surveiller

Le statut de Loueur Meublé Non Professionnel (LMNP) n’a pas disparu. Il reste accessible tant que vos revenus locatifs ne dépassent pas 23 000 € par an ou 50 % de vos revenus globaux. Au-delà, vous basculez en LMP (Loueur Meublé Professionnel), avec des obligations comptables et sociales plus lourdes.

La vraie nouveauté concerne la réintégration des amortissements au moment de la revente. Les amortissements déduits pendant la période de location seront désormais pris en compte dans le calcul de la plus-value imposable. Pour un bien détenu depuis plusieurs années, cela peut représenter une somme significative.

Ce que cela signifie dans la pratique

Faut-il opter pour le régime réel ?

Avec la baisse des abattements du micro-BIC, le régime réel devient plus attractif pour un nombre croissant de propriétaires. Il permet de déduire les charges réelles : travaux, intérêts d’emprunt, assurances, frais de gestion. Si vos charges dépassent le nouvel abattement forfaitaire, le réel vous sera probablement plus favorable.

Ce calcul dépend de votre situation personnelle. Un expert-comptable spécialisé en location meublée reste le meilleur interlocuteur pour trancher.

Les zones tendues : attention aux obligations déclaratives

Dans les communes classées en zone tendue — dont Saint-Denis, Pantin, Argenteuil ou encore Cergy — la location courte durée est soumise à une autorisation de changement d’usage et parfois à une déclaration en mairie. Ces obligations existaient déjà, mais les contrôles se renforcent. Un défaut de déclaration peut entraîner des amendes allant jusqu’à 50 000 €.

Vérifiez votre situation auprès de votre mairie avant de mettre un bien en location, ou de continuer à le louer si ce n’est pas déjà fait.

Bien gérer son bien dans ce nouveau contexte

Face à ces évolutions, deux réflexes s’imposent : tenir une comptabilité rigoureuse et optimiser les revenus nets plutôt que bruts. Sur ce second point, la qualité de la gestion locative joue un rôle direct : taux d’occupation, niveau de prix pratiqués, qualité des avis — tous ces éléments impactent vos revenus réels.

C’est précisément pour cela que la transparence sur les frais de gestion devient un critère de choix important. Chez Rentaplus, les frais de ménage sont facturés au prix coûtant exact, sans marge ajoutée, ce qui allège la base de charges déductibles ou améliore le rendement net selon le régime choisi. Les forfaits disponibles sont conçus pour que vous sachiez exactement ce que vous payez — et pourquoi.

FAQ

Le statut LMNP est-il supprimé en 2026 ?

Non. Le LMNP reste en vigueur, mais les conditions d’abattement au régime micro-BIC ont été modifiées. Le statut lui-même n’est pas remis en cause.

Mon bien est en zone tendue : puis-je continuer à louer en courte durée ?

Oui, sous réserve d’avoir effectué les déclarations nécessaires en mairie et, le cas échéant, obtenu une autorisation de changement d’usage. Renseignez-vous directement auprès de votre commune.

Quel régime fiscal choisir en 2026 ?

Cela dépend de vos charges réelles et de vos revenus locatifs. Le régime réel est souvent plus avantageux si vos charges dépassent 30 % des revenus. Faites réaliser une simulation par un comptable avant de choisir.


Si vous souhaitez déléguer la gestion de votre bien en conservant une vision claire sur vos revenus et vos frais, consultez nos forfaits de gestion locative ou découvrez comment nous intervenons localement, par exemple pour la conciergerie à Saint-Denis.

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