Meublés de tourisme 2025–2026 : ce que doivent savoir les propriétaires du 93, 95 et 60
Meublés de tourisme 93, 95, 60 : obligations déclaration, enregistrement, fiscalité et changement d'usage. Tout ce qu'il faut savoir pour louer en règle en 2025–2026.
La réglementation de la location courte durée évolue significativement en 2025 et 2026. Que vous possédiez un appartement à Pantin, une maison à Chantilly ou un studio à Cergy, les règles se précisent et les contrôles se renforcent. Voici un état des lieux clair des obligations à connaître avant de mettre — ou de maintenir — votre bien en location.
Déclaration et numéro d’enregistrement : une obligation généralisée
Depuis la loi Le Meur adoptée fin 2024, la déclaration préalable de tout meublé de tourisme est obligatoire sur l’ensemble du territoire, via un téléservice national. Un numéro d’enregistrement est délivré automatiquement à l’issue de cette démarche.
Ce numéro doit figurer sur toutes vos annonces de location. Son absence expose le propriétaire à une amende pouvant atteindre 10 000 €.
Ce qui change selon les communes
Certaines communes — notamment en zone tendue ou à fort afflux touristique — peuvent aller plus loin et imposer une autorisation préalable en plus de la simple déclaration. Des villes comme Saint-Denis ou Argenteuil, classées en zone tendue, sont particulièrement concernées. Renseignez-vous directement auprès de votre mairie : les règles locales priment.
Résidence principale et résidence secondaire : deux régimes distincts
Votre résidence principale
La location d’une résidence principale reste plafonnée à 120 nuits par an. Au-delà, le logement bascule juridiquement dans la catégorie des résidences secondaires, avec les contraintes qui en découlent. Ce plafond s’applique même si vous passez par plusieurs plateformes : c’est le total annuel qui compte.
Votre résidence secondaire
Louer en courte durée un bien qui n’est pas votre résidence principale peut nécessiter une autorisation de changement d’usage délivrée par la mairie — surtout dans les communes de plus de 200 000 habitants ou dans certaines zones tendues. Dans le 93, les grandes communes comme Bobigny ou Aubervilliers entrent dans ce périmètre.
Dans l’Oise, des villes touristiques comme Senlis, Chantilly ou Compiègne peuvent également imposer ce type de formalité selon leur réglementation locale.
Fiscalité : ce que les plateformes transmettent à l’administration
Depuis 2024, les plateformes de location transmettent automatiquement à l’administration fiscale le montant de vos revenus locatifs. Il n’y a plus de zone grise : vos recettes de location sont connues.
Micro-BIC ou régime réel ?
Deux régimes s’appliquent aux revenus de meublés de tourisme :
- Micro-BIC : abattement forfaitaire sur les revenus, sans avoir à détailler vos charges. Simple, mais parfois moins avantageux.
- Régime réel : vous déduisez vos charges réelles (travaux, intérêts d’emprunt, amortissement du mobilier…). Plus complexe à gérer, mais souvent plus favorable financièrement.
Depuis la loi Le Meur, les abattements du micro-BIC pour les meublés de tourisme classés ont été réduits. L’arbitrage entre les deux régimes mérite d’être recalculé pour 2025, en particulier si vous avez investi dans des travaux ou du mobilier récemment.
Le classement en meublé de tourisme : toujours pertinent ?
Obtenir un classement officiel (1 à 5 étoiles) reste utile pour valoriser votre bien auprès des voyageurs et peut avoir des incidences fiscales locales (taxe de séjour). Mais il ne protège plus des restrictions imposées par les nouvelles règles d’enregistrement.
Taxe de séjour : une collecte désormais automatisée
Les principales plateformes collectent et reversent la taxe de séjour directement aux communes en votre nom. Mais si vous gérez des réservations en direct — par votre propre site ou par d’autres canaux —, vous restez responsable de la déclaration et du versement auprès de votre commune.
Dans le Val-d’Oise, des communes comme Enghien-les-Bains ou Roissy-en-France appliquent des taux spécifiques à vérifier.
Ce que vous devez faire concrètement
- Déclarer votre bien sur le téléservice national si ce n’est pas encore fait.
- Vérifier auprès de votre mairie si une autorisation de changement d’usage est requise.
- Mettre à jour vos annonces avec votre numéro d’enregistrement.
- Revoir votre régime fiscal avec un comptable pour 2025.
- Suivre le nombre de nuits louées si le bien est votre résidence principale.
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